Éditorial rentrée 2026

Chers élèves, chère communauté éducative,

La rentrée est toujours un commencement : celui d’une année nouvelle, de rencontres nouvelles, et surtout d’un travail à accomplir avec joie. Car c’est bien de cela qu’il s’agit à Saint-Joseph : découvrir la beauté propre au travail bien fait, celui qui forme l’intelligence autant que le caractère.

Un collégien qui apprend n’accumule pas seulement des connaissances : il façonne peu à peu qui il est. Chaque exercice de mathématiques ou de grammaire mené avec rigueur, chaque poésie apprise avec soin, chaque geste sportif répété jusqu’à la justesse est une occasion de grandir. Le travail bien fait n’est jamais un fardeau : c’est un chemin vers la joie, celle de sentir que l’on progresse, que l’on devient capable ce dont on se croyait impossible la veille.

Cette année, notre établissement a choisi de se placer sous le patronage de saint Pier Giorgio Frassati, canonisé en 2025. Celui-ci peut être un modèle à plus d’un titre pour nos collégiens.

Jeune homme élégant, sportif, joyeux, fidèle en amitié, il n’a jamais séparé l’exigence intellectuelle de la joie de vivre, ni la réussite personnelle du service des plus pauvres. Il aimait la montagne comme un chemin vers Dieu. Cette passion pour l’effort et l’ascension, Pier Giorgio l’a résumée dans une formule devenue célèbre, inscrite de sa main au dos d’une photographie prise lors de sa dernière course en montagne : verso l’alto — « vers les sommets ».

C’est très exactement ce que nous souhaitons pour chacun de nos élèves cette année : viser haut et loin, sans se décourager quand l’effort devient plus ardu. Pier Giorgio Frassati, laborieux durant ses premières années d’études, a puisé dans la prière et les sacrements la force pour persévérer dans ses efforts. Il nous montre que le travail, le sens de l’effort porte toujours des fruits.

Pier Giorgio a par ailleurs grandi dans un foyer où l’harmonie n’allait pas de soi. Son père, sénateur et fondateur du journal La Stampa, était agnostique et peu compréhensif à l’égard de la ferveur de son fils ; il lui arrivait de le rabrouer durement, jusqu’à railler sa pratique religieuse. Sa mère elle-même, catholique de convention plus que de conviction, ne saisissait pas cette vie intérieure si intense. Pier Giorgio ne répondait jamais par la contestation ou la justification bruyante : il choisissait le silence et la discrétion, préférant taire ce qui aurait pu envenimer les tensions plutôt que de revendiquer ce qui était pourtant essentiel pour lui. Cette maîtrise de soi n’était pas résignation, mais une forme de charité silencieuse envers ceux qu’il aimait malgré tout. Les parents de Pier Giorgio ne s’entendaient pas. Leur fils n’a jamais instrumentalisé ni exploité à son avantage ces différends. Il s’efforça d’être un facteur d’unité et de paix entre ses parents et au sein de sa famille.

Pier Giorgio passait par ailleurs beaucoup de temps en dehors de la maison familiale, au service des pauvres de Turin qu’il allait visiter et à qui il apportait un peu d’argent et jusqu’à ses propres vêtements. Ce n’est qu’après sa mort, en découvrant l’ampleur de sa charité cachée et la foule des pauvres venue lui rendre hommage à ses funérailles, que ses parents comprirent réellement qui était leur fils.

Peu avant sa mort à seulement 24 ans, alors déjà très affaibli par la maladie, il confiait que le jour de sa mort serait le plus beau jour de sa vie car le jour de sa rencontre avec Dieu. Puisse cette liberté intérieure, née de la prière, de la fréquentation des sacrements, du travail bien fait et du don de soi, habiter notre collège tout au long de cette année.

À tous, je souhaite une belle rentrée, tournée verso l’alto, « vers les sommets ».

 

Sophie Vallery-Radot
Chef d’établissement du collège Saint-Joseph

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Notre collège est constitué de 221 élèves à la rentrée 2026,
répartis en 8 classes nommées :

6e Marie Curie (classe de filles)
6e Saint-Exupéry (classe de garçons)
5e Blanche de Castille (classe de filles)
5e Archimède (classe de garçons)

4e Madame de Sévigné (classe de filles)
4e Thomas More (classe de garçons)
3e Edith Stein (classe de filles)
3e Leclerc (classe de garçons)

Le rythme au collège

Semaine de 5 jours :

du lundi au vendredi de 8h15 à 16h45 ou 17h40 et le mercredi de 8h40 à 12h35.